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French cancan

Illustration pour la danse French cancan

Au début du XIXe, la bourgeoisie parisienne aime se retrouver dans des bals publics, privés, et dans des hôtels où prend corps le 'chahut' ou 'chahut-cancan', plus tard connu sous le nom de 'cancan' ou 'coincoin'. En cette Belle-Époque, les femmes le dansent de façon osée, portant de longues robes sur leurs jupons et leurs culottes fendues. Une fois la jambe levée, l'affaire vire à l'érotisme ; ce qui choque des défenseurs de la morale traditionnelle, pour qui le 'cancan' n'est dansé que par des filles aux mœurs légère. En 1850, Céleste Mogador (de son nom Élisabeth-Céleste Venard puis comtesse de Chabrillan), danseuse vedette du bal Mabille, faubourg Saint-Honoré, popularise le cancan sous sa version danse de huit minutes environ à un rythme endiablé. Le Tout-Paris perd la tête. Le producteur anglais Charles Morton aménage le 'cancan' en 'french cancan', censé émoustiller le public anglophone par l'évocation de la liberté sexuelle française et exécuté principalement sur des airs de Jacques Offenbach, notamment le célèbre 'Galop infernal d'Orphée aux Enfers', figure emblématique du Second Empire. Nous sommes en 1868, le 'french cancan', 'cancan français' en notre langue, est réexportée en France et dans d'autres pays. De nos jours, le 'french cancan' connaît toujours un grand succès, associant dans les esprits : Paris, ses music-halls comme les Folies Bergères ou le Moulin Rouge, et sa joie de vivre.